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Florian et Stephane finishers à Belvés
13
avril
2019
2019-04-13T00:00:00+0200
2019-04-13T00:00:00+0200

Florian et Stephane finishers à Belvés

Le 13 avril 2019
Lieu : belves

Toute l'association


Résultat :

Résultat 100km de Belvés

 

Florian GLEIS et Stephane DROUINEAU ont couru les 100km de Belvés qu'ils ont respectivement bouclé en 09h41'03" et 11h34'40".

Florian prend la 29éme place du général et 3éme Sénior H

Quant à Stephane il termine à la 101éme place du général et 41éme Master 1M

 

RESULTAT COMPLETS ICI

 

Ci-dessous le magnifique récit de course de Florian GLEIS:

" Pourquoi ?
C’est un peu comme quand on commence à courir, on est épuisé au bout de 5km, puis on arrive à 10km et on se dit qu’un marathon c’est 42km, on en est loin. Je ne pensais pas avoir le courage, la volonté, les jambes pour courir si longtemps. Puis je me suis retrouvé inscrit aux 10h de Mauzé pour le téléthon. Aucun enjeu, juste courir pour le plaisir. Et j’ai tenu les 10h, alors pourquoi pas un vrai 100km sur route.

Belvès
J’ai cherché les 100km qu’il y a en France et la liste n’est pas longue. Un autre critère était qu’il ne soit pas « trop loin » de chez moi. Les 100km de Belvès m’ont vite été recommandé pour des marcheurs et coureurs d’Aigrefeuille. Et niveau planning, la date tombait bien. Mais dur de franchir le pas. Jusqu’à qu’un ami me dise : « Mais je suis hyper chaud pour te suivre en vélo si tu fais un 100km ». Avec un suiveur plus motivé que moi, je n’avais plus le choix, hop inscription faite.

L’avant course
Pour ne pas être stressé, nous faisons la route le vendredi aprèsmidi, tranquillement en prenant les nationales pour arriver à 19h. Petit passage au village de la course pour récupérer la pochette avec les dossards et le t-shirt. Préparation des affaires, on accroche les dossards, tout est prêt. C’est l’heure de l’apéro, de bonnes pâtes carbos et dodo. Jour J La nuit fut fraîche. Au petit matin l’herbe est blanche (-2C), mais ciel dégagé, il faut juste attendre que le soleil se lève et il fera bon. Mon suiveur (Alexis) part en avance, les vélos doivent partir à 7h20 pour se positionner au km11 et les coureurs partent à 8h (je ne comprends pas ce grand écart de temps, j’ai retrouvé mon suiveur vers 8h55, il m’a donc attendu plus d’1h à l’ombre en plein froid). 

Je commence à me préparer et là je vois Alexis qui arrive au van tout essoufflé « on doit inverser les dossards ! ». Petite information qu’on ne nous a pas dit, et on n’a pas fait attention, sur les 2 dossards, il y en a un qui était barré, en gris clair sur le fond. On se dépêche de faire l’échange en enlevant les épingles avec difficulté à cause du froid. Tout va bien, Alexis arrive à 7h20 sur la ligne de départ. Les vélos partent sur les premières routes fermées.

Je termine de me préparer, je mange un bon petit-déjeuner (pâtes, pain, abricots secs) et c’est parti pour un petit échauffement. Dès les premières foulées je sens qu’un pansement Compeed (contre les ampoules) me gêne, alors hop je le retire et je fais confiance à mes chaussettes et chaussures pour que tout se passe bien.

Départ
J’arrive sur le lieu de départ, je cherche Stéphane de mon club, pour faire une photo ensemble, mais je ne le vois. Je remonte tout le monde pour me positionner à côté de la ligne de départ. C’est parti !
On fait un petit tour dans Belvès puis grande descente où on se laisse aller. Après quelques kilomètres, le froid se fait ressentir, surtout aux bouts des doigts, mais pas de gêne pour les jambes. Je me sens bien, une bonne foulée, mon allure est à 4 :50, mon objectif c’est de la tenir jusqu’au bout.
Au km 11 je rejoins mon suiveur, qui est frigorifié à m’avoir attendu pendant 1h dans le froid, à l’ombre. On profite des premiers rayons de soleil pour se réchauffer.
En discutant avec les coureurs que je croise, on est plusieurs à vouloir tenir le 12km/h de moyenne, mais je me rends compte qu’on n’a pas le même niveau. Ça parle de passer sous les 34 minutes au 10 km ou de gagner l’Ultra Marin.
Vers le km 20, je sens que mon genou droit commence à me chatouiller, mais il ne me dérange pas dans mes foulées, alors j’en fait abstraction et je continue sur mon rythme.
1er pointage à la distance marathon, en 3h20 (13ème au général et 1er SEM). J’améliore mon record personnel et je me sens bien pour continuer comme ça. Il commence à y avoir du dénivelé, ça commence à piquer.

La moitié
Petite pause au ravito du km 50 et nous partons sur une ancienne voie de chemin de fer. Un faux-plat montant sur au moins 3km. J’y vais tranquillement, je sens que ça tire dans les cuisses et au bout d’un moment ça me lance comme une décharge dans une cuisse. Réflexe, je marche pour ne pas forcer, mais ça recommence. Et le changement de rythme réveille de plus en plus la douleur de mon genou.
À la fin de ce chemin, j’en peux plus, je me traine jusqu’au ravito du km 55 et je vais directement faire une pause avec un kiné. Une pause de 10 minutes et je repars.
Ensuite c’est dur à chaque changement, quand ça monte, ça tire dans les cuisses et quand ça descend, ça me lance une douleur dans le genou. Il n’y a que quand je marche que je me sens bien.
Je m’arrête à chaque ravito, je prends juste un verre d’eau (mon suiveur se charge de faire le plein pour me ravitailler au fur et à mesure) mais ensuite je perds du temps à me lancer. Les premiers pas sont très difficiles à amorcer.
La partie sympa, c’est que l’on passe dans des petits villages bien beaux. Il y a beaucoup de panneau « plus beau village de France ». Pour me faire passer le temps, Alexis prend la voix de Stéphane Bern quand on passe devant un château. En dehors des villages, nous passons souvent dans des quartiers avec plein de maisons récentes. Mais plutôt des maisons d’architectes ou de belles bâtisses. Les kilomètres passent moins vite, mais au moins le paysage est agréable à regarder, ce qui permet de faire oublier les douleurs pendant un instant.
Au km 81, je m’arrête rapidement au kiné, mais juste pour mettre du Niflugel sur mon genou, pas le temps pour un massage, il faut finir ! Maintenant c’est le mental qui joue, j’ai compris que mes jambes m’ont lâché. Alexis me montre des photos et vidéos de ma famille et me lis les textes d’encouragement que je reçois. Ça remonte le moral et en prime, on en a fini avec les côtes, on retrouve la route. Petit à petit je me sens mieux dans mes foulées, les douleurs disparaissent légèrement. Bon dès que je m’arrête au ravito j’ai toujours autant de mal à repartir, mais une fois lancée c’est bien mieux.

Dernière ligne droite
Les derniers ravitos sont de plus en plus festifs. Il y a de l’animation, il y en a où ils sont déguisés, il y a de bonnes choses à manger (crêpes, foie gras…), mais ce n’est pas le moment pour moi de faire un écart sur mon régime banane-orange-eau-sucre.
À certains ravitos, il y a de la musique avec un speaker. Ce qui est sympa, c’est qu’il a la liste des inscrits, comme ça je reçois quelques encouragements personnalisés « Allez Florian, on repart, tu y es presque et on te revoit l’année prochaine ! ». Sur le moment, j’ai juste envie de finir et je me dis que je ne suis pas prêt de me réinscrire.
Km 90, c’est la dernière ligne droite, j’ai une bonne foulée, j’ai une allure à 6:00, ce qui devrait me faire un 100Km en moins de 10h. Ces bonnes nouvelles me donnent envie d’en finir au plus vite.
Km 97, dernier ravitaillement et à partir de maintenant, ça ne fait que monter jusqu’à l’arrivée. Alexis me motive à fond pour pas que je m’arrête dans la montée. On entend le speaker, c’est parti pour l’ascension. Avec l’adrénaline de fin de course, je monte cette côte sans m’arrêter à un bon rythme (6:30).
Tout au long du dernier kilomètre, il y a de la pub Groupama un peu partout, écrit sur la route, des banderoles dans les virages, comme sur un sommet du Tour de France (sans supporters). Pour enfin franchir la ligne d’arrivée en 9h41 (29ème général et 3ème SEM) !

Je remercie Alexis pour m’avoir aidé tout au long de la course et direction un kiné pour un massage avant la bière de fin de course.

Analyse
Pour résumé, le tracé du 100km, c’est 30km de descente et plat, 40km avec du dénivelé et 30km de plat avec une côte pour finir. Cette année, on a eu un super temps, beau ciel bleu avec du soleil et des températures pas trop hautes. Je n’ai pas senti le soleil pendant la course mais j’ai pris de beaux coups de soleil. Le parcours est plutôt sympa et la majorité des gens que l’on croise savent que l’on court le 100km et nous encourage. C’était une bonne expérience et avoir un suiveur, c’est vraiment un plus, sans lui je n’aurai pas pu faire cette performance."

Récit et photos de Florian GLEIS

 

Merci Florian pour avoir pris le temps de partager ta course avec nous

 


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